juillet 19, 2026

Entre le dialogue et le buzz annoncé pour le 22 juillet : le C64 dans un piège politique ?


Le dialogue inclusif, longtemps réclamé par l’opposition, est désormais convoqué afin de permettre aux Congolais d’échanger sur les grands enjeux nationaux, notamment la cohésion nationale et la réponse à l’agression dont la RDC est victime. Cependant, les responsables du C64 semblent hésiter à renoncer à leur mobilisation prévue le 22 juillet.
Malgré les appels de l’Église catholique et de l’Église du Christ au Congo (ECC) en faveur d’un climat d’apaisement, le C64 refuse, jusqu’à présent, d’annuler sa marche. Une telle décision pourrait être perçue comme un recul et fragiliser son discours politique après avoir longtemps réclamé un dialogue inclusif.


Comme le dit une expression populaire en lingala : « Fatshi athieli bango mutambu », autrement dit, le chef de l’État aurait placé ses adversaires face à un véritable dilemme politique. En acceptant le principe d’un dialogue entre Congolais, tout en excluant les groupes armés comme le M23 ainsi que ceux accusés de complicité avec l’agression rwandaise, le pouvoir oblige désormais l’opposition à clarifier sa position. Refuser ce cadre pourrait davantage la discréditer aux yeux d’une partie de l’opinion.


Par ailleurs, certains estiment qu’affirmer qu’il ne peut y avoir de changement constitutionnel tant que le Nord-Kivu et le Sud-Kivu connaissent une situation sécuritaire difficile reviendrait à reprendre une logique similaire à celle de 2018, lorsqu’il était soutenu qu’aucune élection ne pouvait être organisée sans ces provinces. Or, la Constitution prévoit que le Président de la République demeure en fonction jusqu’à l’installation effective de son successeur.

Pour les partisans du chef de l’État, cette disposition conforte la continuité des institutions et renforce la marge de manœuvre de Félix-Antoine Tshisekedi dans la conduite des réformes qu’il juge nécessaires.


FM